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L’industrie 4.0 ou comment les entreprises vont gagner en compétitivité et en agilité
Le 12-Sep-2017
Ces dernières années, l’industrie automatisée, robotisée et informatisée a été mise au service des entreprises afin de centraliser et de planifier l’ensemble des ressources. Les techniciens sont quant à eux remplacés par des opérateurs hautement qualifiés. Cette quatrième révolution industrielle, appelée également l’Industrie 4.0, se définit par l’introduction de l’Internet des Objets dans la production grâce à une nouvelle organisation des méthodes par le biais d’usines connectées et intelligentes. Les outils de production sont contrôlés par des ordinateurs tout en réduisant l’intervention humaine dans ce processus. Emmanuel Gavache, PDG d’Eridanis, nous livre son analyse.

L’usine 4.0 permet de concevoir et de fabriquer un produit complexe et personnalisé. Elle est plus réactive et plus flexible que l’usine traditionnelle et utilise des procédés de simulation virtuelle permettant d’anticiper tout le cycle de vie du produit avant même sa production. Ainsi, les opérateurs peuvent se concentrer sur des tâches à plus haute valeur ajoutée.

La capacité de s’adapter aux technologies issues de l’Internet des Objets (IoT) sera un avantage décisif pour tirer tout le bénéfice de ces nouvelles méthodes de travail. Ces systèmes particulièrement avancés remplis de capteurs et d’équipements automatisés sont au cœur des entreprises. Ces dispositifs interconnectés relayent constamment des données que les entreprises utilisent pour améliorer l'efficacité des procédés de fabrication. L’IoT n’impacte pas seulement l’industrie du numérique, mais bel bien l'ensemble du secteur !

Pour un investissement de 100 euros, l’entreprise pourra choisir d’avoir une production de 1 000 pièces ou de 1 000 000 pièces favorisant ainsi l’arrivée de nouveaux acteurs plus petits et plus agiles, à même de répondre au plus près aux demandes du marché.

La flexibilité et l’agilité au service du client

La flexibilité apportée aux nouvelles technologies du numérique permet de remettre le client au cœur du schéma industriel. C’est une forme de retour à l’artisanat grâce à des services personnalisés, combiné à des coûts moindres ainsi qu'une qualité permis par l’automatisation. L’ensemble des relations entre l’industrie et son écosystème est repensé. L’usine digitale permet ainsi d’imaginer de nouveaux produits de manière collaborative grâce à des procédés et des matériaux nouveaux dans une relation étroite avec les clients et les fournisseurs. Elle relie également la R&D et la conception, les opérateurs, les services supports. Les entreprises bénéficient ainsi d’une rapidité de mise en œuvre, de faibles coûts, d’une meilleure circulation des informations à tous les niveaux de l’entreprise. Les produits spécifiques peuvent être fabriqués et personnalisés de manière bien plus efficace que la production de masse. Les machines, produits et systèmes se configurent, s’optimisent et contrôlent l’ensemble des processus en toute autonomie. Les PME peuvent ainsi s’affranchir des limites d’une petite usine en tirant parti de processus et de flux de matériels de manière plus rapide et plus efficace.

Cette communication permanente à tous les niveaux de la chaîne est la promesse d’un potentiel unique pour les entreprises. On estime que la productivité va augmenter massivement, avec en parallèle une réduction des coûts. Les entreprises espèrent ainsi pouvoir obtenir des cycles de production plus rapides et améliorés, afin de répondre aux demandes et spécificités des clients de manière plus efficace, et aussi de pouvoir réagir à la diversification et aux possibilités d’entrée sur de nouveaux marchés.

Grâce à l’Internet des Objets, les CMN (Constructions mécaniques de Normandie) sont en train de créer sur le port de Cherbourg une nouvelle unité industrielle des chantiers navals afin de renforcer leur compétitivité et de déployer leurs projets tant sur le secteur de la construction navale militaire et civile que sur celui des énergies marines renouvelables.

Ces projets étant encore au stade expérimental, les premiers résultats obtenus sont très récents. Les performances réelles de l’industrie 4.0 ne sont pas encore connues. Les retours d’expérience clairs concernent le domaine de l’utilisation des imprimantes 3D et celui de la maintenance prédictive : 30% de gain de production, 30% de réductions de coûts de maintenance et 75% d’élimination des pannes.

A long terme la modélisation de la demande permettra l’anticipation des besoins. Les chaînes de production de petite taille totalement flexibles pourront être localisées au plus près des lieux de consommation. Le paysage industriel actuel en sera considérablement modifié.

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